Cycle de conférences – Fer et Savoir Faire
Nous accueillons à la Maison Carrée l’association « Fer et Savoir Faire » pour un cycle de conférences liées à l’industrie locale. Toutes les conférences ont lieu à la Maison Carrée.
Jeudi 5 novembre à 18h00 / RDC de la Maison Carrée
Pierre Machot
« Les forges du Béarn dans la révolution industrielle : continuité ou innovation ? »
La révolution industrielle, qui nait en Angleterre à la fin du XVIII ème siècle, gagne peu à peu la France où elle prend des formes spécifiques. Ainsi, l’industrie française repose longtemps sur le charbon de bois et l’énergie hydraulique. Comment le Béarn, qui a une longue tradition sidérurgique, s’adapte-t-il à ces transformations ?
Jeudi 12 novembre à 18h00
Jeanne Valois
« Les papetiers et leurs moulins en Béarn, Bigorre et Pays Basque ( XVIIe – XIXe) »
Du papier fabriqué feuille à feuille au papier continu, c’est d’abord tout un savoir-faire technique qui s’est transmis dans les Pyrénées occidentales à compter du XVIIe siècle et, parfois, jusqu’au XXe siècle. Mais l’histoire des moulins à papiers, c’est aussi celle de papetiers, étrangers à la région ou autochtones, dont l’ingéniosité, la compétence et la ténacité ont permis une production de papier significative malgré, souvent, de nombreux aléas.
Jeudi 19 novembre à 18h00
Dominique Fournier
« Un Musée imaginaire du Fer et du Savoir-Faire »
L’archéologie comme les documents écrits attestent d’une recherche ininterrompue du développement du fer et de ses alliages. On présentera des objets parmi les plus prestigieux en lien avec des souverains : Toutankhamon, Saladin, El Cid, Louis XIV…des objets qui racontent des hommes et leurs époques.
Jeudi 26 novembre à 18h00
Jean Loup Gazzurelli
« Quand le Béarn faisait feu de tout bois »
Le travail du bois est, avec ceux du métal et du textile, l’un des trois piliers de la longue tradition industrielle de la région de Nay. Cette conférence retracera en particulier l’histoire de deux activités emblématiques de cette branche, la fabrication d’articles religieux et l’ébénisterie, lesquelles ont pu simultanément mobiliser plusieurs centaines de personnes au cours du XXe siècle. Ces spécialisations, nées d’une logique constante de diversification présente dès l’époque moderne, se sont en effet diffusées sur l’ensemble du territoire, aussi bien dans les espaces de plaine que de montagne, dans les forêts comme dans les bourgs et villages. La multiplication des articles et la mise en œuvre de techniques de production associant procédés mécaniques et travail à domicile ont permis de percer sur des marchés à la fois régionaux, nationaux et internationaux. Mais cette dynamique économique demeure avant tout humaine, se nourrissant du foisonnement des initiatives et associant marchands, industriels, artisans, travailleurs pluriactifs et véritables prolétaires. C’est donc justement « en faisant feu de tout bois » que les industries du bois ont pris toute leur ampleur dans la région de Nay.




